Vos questions - nos réponses
Injection DISCOGEL®
Combien de temps est-ce que je reste à l'hôpital ?
Le plus souvent, il s’agit d’une intervention en ambulatoire : on vient à l’hôpital ; on subi la légère intervention et le même jour on peut retourner à son domicile.
Mécanisme d'action du DISCOGEL®
Quel est le mécanisme d'action ?
1 - Étape de la décompression de la hernie

2 - Mécanismes d'action
- Essentiellement lié aux propriétés hydrophiles de l’agent qui solubilise le gel et qui génère la migration de l’eau depuis la périphérie du disque (hernie comprise) vers son centre.
- Le gel non soluble en présence d’eau, précipite et se dépose dans les micro-anfractuosités du disque pour créer ainsi une « prothèse souple ».
Note:
- Au moment de l’injection, le gel radio opaque trouvera son chemin dans les fissures du disque pour atteindre la hernie (même si elle est à distance du point d’injection du disque)
- En présence de l’eau, le gel comble la hernie et les fissures « surlignées » par le composé radio-opaque inclus dans le gel.
- L’assèchement de la hernie contribue à faire chuter la pression de celle-ci et sur les nerfs alentours irrités (décompression discale) puis à accélérer sa nécrose et sa disparition.
- Le disque devient « étanche » et les éventuelles molécules pro-inflammatoires restent séquestrées dans le disque (et participent à rompre le processus inflammatoire : donc diminuer la douleur).
3- Formation de la hernie discale

4 - Au moment de l'injection du DISCOGEL®

5 - La procédure
Après l'intervention
En combien de temps récupère t'on après l'intervention ?
Bien que le rapport à la douleur soit très variable d’un individu à l’autre, on observe une amélioration symptomatique entre la 3ème et la 6ème semaines après l’injection de DISCOGEL®.
Alors qu’en comparaison à la chirurgie conventionnelle bien réalisée 3 mois sont nécessaires. La récupération est d’autant plus rapide que l’inflammation des articulations facettaires est prise en compte.
Quels sont les résultats avec DISCOGEL® ?
Selon la publication au « Journal of Spinal Disorders and techniques» d’oct.2007 sur et un traitement percutané des hernies intervertébrales lombaires le taux de résultats est considéré très bon ou bon pour 91.4 % (groupe A : 202/221 de patients) : Chez des patients avec des hernies compliquées qui ont été traités par DISCOGEL® (qui avaient un canal étroit, une hernie foraminale, une hernie hyperalgique) qui appartenaient au groupe B une discectomie percutanée automatisée a été pratiquée en plus. Dans le groupe C DISCOGEL® a été couplé à un traitement par radiofréquence. Le taux de succès dans ces deux derniers groupes considérés comme très bon ou bon était respectivement de 84 % et à 82 %. Selon la publication, seulement 0.7 % (2/276 de patients) a requis une chirurgie postérieure.
Quel est le taux d'échec avec DISCOGEL® qui a nécessité postérieurement une chirurgie conventionnelle ?
Selon la publication du « Journal of Spinal Disorders and techniques» d’oct.2007, seulement 0.7 % (2/276 de patients) a requis une chirurgie postérieure.
Le traitement avec DISCOGEL® interdit-il après une intervention par traitement chirurgical conventionnel
L’un des avantages du DISCOGEL® est la conservation de la structure anatomique tissulaire et ostéo-ligamentaire du rachis. Ainsi l’option à une chirurgie conventionnelle reste toujours ouverte.
Quel recul a-t-on sur le traitement avec DISCOGEL® ? Quel est le taux de récidive ?
Sur 5 ans de suivi, il n’y a pas eu de récidives.
Le traitement a-t'il provoqué des tassements intervertébraux (écrasement de disque) ?
Ce procédé n’affecte pas la hauteur de l’espace intervertébral et l’ impact sur l’anatomie du rachis est minime.
À quoi le tungstène sert-il dans DISCOGEL® ?
Le tungstène est un élément radio opaque (opaque aux rayons X) il sert à visualiser le gel sous radioscopie pour contrôler l’injection en temps réel de l’alcool gélifié. De plus la réalisation d’études radiologiques après l’intervention permet de constater que le site du disque intervertébral à traiter a bien été celui qui a été injecté par DISCOGEL®
En combien de temps peut-on reprendre les activités physiques ?
La réinsertion pour l’activité physique (tout dépend du type d’exercice et des individus, mais il est d’à peu près de 3 à 6 semaines (en comparaison de 3 mois pour une chirurgie classique satisfaisante sans séquelle).
Après l'intervention sur un disque cervical, faut-il porter une minerve ?
Non, car il faut remuscler dans la mesure du possible ses muscles posturaux cervicaux et favoriser la reprise de tonus musculaire dans la zone traitée en veillant à ne pas forcer pendant la période de convalescence.
La région du rachis a tendance à générer des adhérences après une intervention chirurgicale, ce qui engendre séquelles douloureuses. DISCOGEL® minimise-t-il ce type de risque ?
Tout-à-fait, car cette intervention respecte l’intégrité du rachis. On ne sectionne pas les muscles posturaux autour des vertèbres et l’on minimise les risques de formation de collagène source d’adhérence et d’emprisonnement de terminaisons nerveuses qui peuvent irradier localement lors de mouvements.
Combien de temps le produit DISCOGEL® reste-t'il dans le corps ?
DISCOGEL® est classé comme implant : il doit rester dans le disque durablement. A ce jour, nous avons un recul de 7 années, on peut donc affirmer au moins 7 ans.
Y-a-t'il un risque que le produit la "bulle" bouge /se déplace ?
Puisque le gel comble les anfractuosités et les zones fragilisées pour le rendre étanche, il ne peut pas y avoir de déplacement du gel qui reste scellé in situ. D’ailleurs, la procédure mini invasive laisse l’anatomie de la région intacte. Ce n’est pas un acte de chirurgie classique qui consisterait à sectionner des tissus ou des muscles de posture pour accéder au disque malade. L’architecture anatomique en tant que telle reste intacte : le disque est retenu dans son emplacement naturel sans risque de migration. C’est en cela que se distingue également cette technique. Il n’y a pas de fibrogènoses consécutives à une section chirurgicale.
Le tungstène peut-il sortir du site de l'injection via le sang ?
Le tungstène est emprisonné dans le réseau créé par le gel et fait masse avec lui. Les médecins utilisent par ailleurs ce composé pour combler les vaisseaux du cerveau depuis des décennies.
Note : Pour rappel, ce composé radio opaque augmente la sécurité d’emploi de l’utilisateur qui voit en direct sur le moniteur de l’amplificateur de brillance la progression du gel dans les anfractuosités lors de l’injection. Le disque est une entité du corps relativement isolé ; c’est pourquoi du fait de sa très faible irrigation, il ne peut se réparer à la suite d’une hernie. L’apport de nutriment et l’élimination de toxines ne peut permettre une rémission. Dès qu’un disque s’est fragilisé, on peut dire qu’il a débuté sa nécrose. Le but de la technique avec DISCOGEL® consiste à le conserver au mieux en l’état.
Comment DISCOGEL® se résorbe-t-il ? Comment est-il assimilé ?
Le réseau créé par le dérivé de cellulose qui constitue le gel n’est pas assimilable par l’homme. (Nous ne sommes pas des ruminants !) Par conséquent la prothèse souple que constitue in fine le gel + tungstène n’est pas censé se résorber. Pour rappel, l’irrigation très faible du disque rend d’autant plus difficile l’accès au système immunitaire chargé de l’élimination de corps étranger.
L'intervention
Quelle est la procédure d'intervention ?
- L’aiguille doit être placée au centre du disque.
- La durée de l’injection doit être lente (5mn) (elle peut être ponctuée d’arrêt de façon à observer sur le moniteur la progression du gel dans les anfractuosités).
- Les articulations facettaires au niveau de la hernie souffrent souvent (inflammation) et provoquent de la douleur -> pour une meilleure récupération plus rapide ce point doit être également pris en considération (injection de corticoïdes au niveau des articulations en regard du disque en même temps que l’injection du DISCOGEL® dans le disque).
- Risque de fuite du DISCOGEL® en dehors du disque? Voir la publication : The Neuroradiology Journal 23: 249-252, 2010. A priori, cette publication nous renseigne que les dommages qui pourraient être Encourus bien qu’improbables sont très faibles.
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